Ce que je ressens

Rien que de penser au chemin du travail, j’ai ce nœud viscéral au creux de l’estomac. J’ai presque envie de vomir rien qu’à l’idée de franchir ces portes.

Le réveil sonne et c’est une onde de choc immédiate : Coeur serré, une oppression thoracique qui m’empêche de respirer et des larmes qui montent toutes seules.

Chaque matin, aller bosser est devenue une montagne infranchissable. Totalement éteinte, robotisée, devenue irritable ou indifférente avec ceux que j’aime.

J’ai cette sensation d’être broyé par une machine professionnelle qui ne s’arrête jamais, tout en culpabilisant de ne plus y arriver. Mes batteries sont tellement à sec, que seule la nausée et l’angoisse répondent présentes.

( Ce nœud au ventre, cette boule à la gorge et ces nausées ; c’est ton corps tout entier qui refuse de se soumettre une journée de plus à un environnement qui te viole dans tes profondeurs. Quand l’esprit est trop longtemps forcé à s’adapter à un milieu toxique ou à une surcharge inhumaine, le corps prend le relais de manière radicale. Il crie STOP par la voie viscérale parce-qu’il sait que chaque pas de plus vers ce travail est un pas de plus vers ton effondrement.)

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